Facetagram* ou l’arnaque 2.0 !

Facetagram-final

En tombant hier sur l’article au titre Hollywoodien écrit par @yniim, j’ai pu voir par un œil externe et plus ou moins objectif une autre facette du jeu des acteurs de la nouvelle économie. Après “the dark side of the moon”, “the final cut” !  Les amateurs des Pink Floyd sentiront bien la vanne. Les fans, les vrais fans d’Instagram, auront par contre du mal à s’adapter avec la nouvelle configuration baptisée Facetagram.

Une situation ou le requin de la Silicon Valley, en perte de vitesse et en pleine panique, essaie par tous les moyens de monétiser tout ce qui bouge à commencer par son petit poisson clown. Pauvre petit Instagram! En appliquant des méthodes d’un autre âge, le géant du réseautage est en train de tomber dans le piège du média de masse. En effet, en accentuant son côté publicitaire et ses offres pour les marques, Facebook est en train de se transformer d’un média d’interaction et de conversation à un média de masse.

Un retour en arrière dangereux mais obligé dans ce cas précis compte tenu de l’absence d’un modèle économique 2.0 viable et surtout rentable à court terme. L’association Facetagram – courtermiste par excellence – a mauvaise presse surtout chez les contributeurs, les utilisateurs actifs et les professionnels. Rappelez-vous la mise en garde envoyée par la National Geographic à Instagram. Ils doivent sans doute être dans un embarras terrible les Systrom, Zuckerberg et consorts entre rêves de jadis, pression des actionnaires et menaces des utilisateurs.

Le triangle d’or (utilisateur, contenu, communauté) risque de les étouffer cette fois-ci faute d’un compromis ou d’un modèle win-win. @Yniim disait hier let’s gamify it! Pourquoi pas mais il faut que nos CEOs en prennent conscience et au plus vite au lieu de s’engouffrer dans une logique 1.0 non adaptée à leurs plates-formes co-crées dans une approche communautaire dite 2.0 au risque de conflits et de procès kafkaïens.

Insta3

On pourrait comprendre que l’actionnariat et par conséquent la gouvernance de Facebook sont les plus pressés de rentabiliser leur investissement. Mais comment font d’autres plate-formes pour survivre et devenir rentables. Comment font les Google, Twitter,  Linkedin, Pinterest et autres géants du web 2.0? Qu’en est-il des formules comme le crowdfunding et comment un opérateur comme VLC lève des fonds via kickstarter?

Si chaque cas est à prendre à part, si « business is business » comme dirait l’autre, le cas Facebook reste tout de même douteux. J’en arrive à la conclusion qu’il est là pour se faire du fric au point de se foutre de notre gueule. En arnaquant les marques (Statistiques soupçonnées de fausses et de  gonflées) et les utilisateurs (confidentialité, vie privée, contenus, …), le tout sur des interfaces chargées et peu orientées utilisateur, Facebook est l’exemple à ne pas suivre quand il s’agit de monter des projets et des business plans car il sent tout simplement l’arnaque!

Non seulement Facebook est entrain de se tirer balle après balle dans ses pieds et ceux d’instagram, d’enfoncer clou après clou dans son cercueil, il est vraisemblablement en train de creuser et de sceller définitivement sa propre tombe avec une bonne place pour Instagram. Décidément, l’association Fastagram n’aurait pas réussi et risque de faire partie des cours d’histoire des générations futures !

* Facetagram: Contraction de Facebook et Instagram (Après le rachat du deuxième par le premier)
** Illustration du haut : @Niteesh22

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