Les nouvelles règles du « Je »

Maîtriser les règles du « Je » ou comment se retrouver dans l’égo-système? Je pique les deux expressions à deux amis, la première à @olivierzara et la deuxième à Yacine Baroudi alias @Fastake. À noter que j’ai rencontré mes deux amis en premier lieu sur les médias sociaux avant de les voir en chair et en os, autrement dit dans la vraie vie (En IRL). Or, mes deux amis n’ont pas que cela en commun. Tous les deux n’arrêtent pas de définir et redéfinir les règles du « je ». Un « je » qui a pris une toute autre signification avec l’émergence des médias sociaux et leur convergence. Si avant, parler de soi et de ses qualités était associé à du nombrilisme, on assiste de nos jours à l’acceptation collective d’un tout autre moi, un moi 2.0 où les règles du « je » changent complètement. Grâce aux outils de partage et aux plate-formes de socialisation, de rencontre, de recrutement 2.0, il n’est plus mal vu d’étaler ses atouts, ses compétences, ses loisirs et mêmes ses goûts et ses plats préférés au point de mettre en ligne et en photo même des choses plus intimes: scènes de la vie privée, photos de famille,… À noter que ces mêmes règles du « je » excluent catégoriquement l’indécence et l’obscénité et imposent le respect de soi et de l’autre. Car en fin de compte, parler de soi, publier et partager sur soi,… n’est pas mauvais en soi, faut juste maîtriser les nouvelle règles du « Je » !

Narcisse par Michelangelo_Caravaggio

4 réflexions sur “Les nouvelles règles du « Je »

  1. Yacine Baroudi dit :

    Tes remarques sont très justes et j’y ajouterai qu’au-delà du nombrilisme – qui existe toujours sur les réseaux sociaux et est très aisément repérable – les actions de partage et d' »étalage » que tu décris, sont évidemment et également des instances de self-expression. De la même manière qu’un parfum, la couleur d’une chemise, d’une cravate ou de cheveux ou tant d’autres signes qui composent et aide a définir nos personnalités. 
    Combien de tweeps crient haut et fort leur amour indéfectible pour les sushis? C’est un signal fort de dire: « voici mes goûts et j’en suis fier! Qu’en pensez-vous? Qui est comme moi? »

    Ce type de self-expression n’est certainement pas encore la cup of tea de la majorité. Zuckeberg a recemment dis que s’il avait a refaire Facebook, les profiles seraient publique par defaut; mais 20/20 hind sight. Je crois pourtant fermement que ce n’est qu’une question de temps et de génération. Et la tete m’en tourne, cher ami, de penser à ce qui nous attend…!
    #Cheers!

  2. Merci pour ce billet !
    Sur le net, nous sommes tous ego mais, comme tu le dis à la fin de ton billet, il faut faire attention de ne pas tomber dans le tout à l’ego… ou le tout-à-l’égout ! Cela dit, il en faut aussi pour tous les goûts😉

  3. Je pense que les outils 2.0 nous permettent de créer des liens, mais aussi d’aller dans des bulles 2.0 où l’on contacte les gens avec qui l’on a envie de partager. Mais à l’avenir, ces bulles seront-elle si différentes de celles d’aujourd’hui ?

  4. On pourrait également parler de la contradiction de ce « je ».

    Preuve à l’appuie, on entend beaucoup dire que Facebook c’est n’importe quoi, que prendre en photo chaque seconde de sa vie n’est peut-être pas nécessaire ( une pensée aux restaurateurs VS les utilisateurs de téléphones pendant les repas ) … mais pourtant la plupart des gens l’acceptent et le font.

    Les réseaux sociaux nous représentent, comme le branding ou la publicité d’une entreprise. Nous sommes tous entrepreneurs (dans le sens où l’on se vend, il y a l’idée du « super-moi » qui circule) de notre image et pourtant celle-ci est terriblement incontrôlée (ajoutons à ça la non existence du droit à l’oublie sur le web)

    Mais ce n’est pas tout à fait seulement derrière des diplômes et des atouts que l’on prétend avoir, car personne n’est obligé de nous croire, que l’on se vend « correctement » aussi. Peut-être au contraire, affirmer que c’est cela qui nous défini et uniquement cela (c’est le message en tout cas), peut montrer un manque d’humanité au sens propre du terme avec sa spontanéité et sa « chaleur », car les réseaux sociaux incluent cela aussi, ce ne sont pas de simples pancartes publicitaires).

    Ainsi, parler de nouvelles règles du « je » pourquoi pas, mais réserve sur le choix, l’acceptation et l’uniformisation de celles-ci par tous. De grandes tendances s’échappent du web certes (le « je » dont vous parler) mais il y en aura toujours pour prendre le contre pied inverse (et heureusement).

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