5 conseils pour faire de la critique destructive [Dans la série injonction paradoxale]

Arme de démotivation massive, la critique destructive est au Manager ce qu’est le nucléaire pour le militaire ! Tous les jours, elle répand stress, pression inutile, baisse de rendement, burn-out … Ci-après un itinéraire pratique pour mettre en application cette stratégie.

1. Choisir le mauvais moment

Surtout de bon matin pour démotiver vos collaborateurs au commencement de la journée, au pic d’un projet, dans une réunion et devant tout le monde… : tous les moments sont bons pour administrer une bonne dose de critique destructive. Et n’oubliez pas que la critique est aussi (et surtout) non verbale : Rictus, regard accusateur, pointage du doigt, évitement…

2. Critiquer les attitudes

«C’est une perte de temps, car c’est trop abstrait. Dire à quelqu’un qu’il est négligeant ou étourdi, ça signifie quoi? Ce qu’il faut, c’est s’appuyer sur des faits précis.» [1] Si ce conseil de Louise Lachapelle, chargée de cours sur l’art de communiquer en situations délicates à HEC Montréal, ne vous branche pas, vous pouvez continuer vos critiques en évitant les faits et en utilisant vos interprétations des comportements de vos interlocuteurs.

3. Insister sur les points négatifs et les problèmes

Puisqu’il n’y a pas de points d’amélioration, la critique est à formuler sur la base des aspects négatifs et des problèmes que vous détectez autour de vous. Dès qu’une chose vous semble anormale, passez à l’action en la mettant sur la table sans attendre de réfléchir sur les conséquences de vos critiques.

4. Ne jamais tendre la main

Quand vous adressez une critique à une personne, c’est toujours elle que vous mettez dans votre ligne de mire : c’est elle la fautive et c’est à elle de faire mieux. Jamais vous ne pensez à lui tendre la main ni à vous mettre en position d’aide. De toutes les manières, votre bon sens vous dit qu’elle est majeure et vaccinée et qu’elle doit s’en sortir comme une grande! Jamais vous ne remettez en question votre manière d’agir car vous la trouvez irréprochable.

5. Ne pas faire de suivi

Une fois votre critique faite, vous tournez la page et vous passez à autre chose. Quelle bonne pratique ! Là encore, c’est votre bon sens qui intervient à votre place : vous passez l’éponge comme si de rien n’était ! Votre collaborateur aurait bien reçu le message car vous le lui avez si bien transmis et finira, vous le croyez bien, par se corriger et oublier votre entretien pas très plaisant. Après quoi nul suivi et nulle évaluation n’est nécessaire.

N.B : Dans cet article basé sur l’injonction paradoxale de Palo alto, on est bien loin – et à dessein – de l’art de la critique.

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