Le courage de pardonner [une histoire 2.0]

« La rancune empoisonne la vie, gâche les relations parentales, conjugales, familiales. Elle conduit à un malaise intérieur voire à la ruine personnelle. Le pardon a un effet libérateur, mais comment trouver le courage de pardonner ? » Edouard Kowalski (Théologue)

En développement personnel :
Tu ressens une colère dont tu ne peux pas te débarrasser, tu es stressé, énervé ? Est-ce que tu t’es déjà demandé si tu avais à pardonner quelqu’un ? Ou même à te faire pardonner ? C’est la réponse qu’avancent de nombreux sociologues et psychologues contemporains à nombre de nos maux. Selon certains psychologues, il y aurait 2 fois moins de monde en hôpital psychiatrique si les gens se savaient pardonnés. Le pardon, celui qu’on donne et celui qu’on reçoit, est au cœur de la santé mentale de l’homme. [1]

En psychothérapie
Dans ces groupes fort connus où l’on propose une thérapie aux personnes en état de dépendance et à leurs proches, le mot d’ordre est toujours : Tu ne pourras guérir que quand tu auras pardonné à tes parents tout ce qu’ils t’ont fait. Même s’ils étaient tous les deux alcooliques, s’ils ont abusé de toi, t’ont battu, plongé dans un total désarroi, soumis à des exigences au-dessus de tes forces, exploité – tu dois tout leur pardonner, sinon tu ne pourras pas guérir. De nombreux programmes, baptisés thérapeutiques, ont pour principe d’apprendre dans un premier temps à exprimer ses sentiments et,
simultanément, à tenter de voir ce que l’on a vécu dans son enfance. Mais, ensuite, il faut s’astreindre au  » travail du pardon « , prétendument nécessaire à la guérison.[2]

Interlude > l’avis de Fatema :
Tant que nous ne pardonnons pas, nous continuons à porter et à transporter les blessures du passé.
Notre cœur reste fermé, il continue à ressentir la peur, la déception, la culpabilité, et la honte. Il est plein d’hostilité, de colère, de peine et de haine. Si nous pouvons pardonner, et ouvrir notre cœur malgré toutes les peines et les injustices subies, nous libérerons en nous toutes les énergies bloquées et pourrons nous ouvrir aux autres, à la vie, à de nouvelles expériences. Nous nous donnons la chance de recommencer.[3]

Du côté de chez Ostad Elahi
Le pardon n’acquiert sa vraie signification que lorsque le rapport de force « offensé-offenseur » a changé. C’est-à-dire lorsque la possibilité s’ouvre pour la victime de se venger et que, par une sorte de miracle, dont il nous reste à apprécier le sens, elle renonce à le faire.[4]

pardon

Iconographie :
Le pardon (30 x 30cm)
Artiste: Ona

Une réflexion sur “Le courage de pardonner [une histoire 2.0]

  1. chbani dit :

    à mon avis, face à un bourreau ou un manipulateur, il est plus intéressant de travailler sur notre « Art du contact » ou nos émotions.
    je crois que pour pouvoir pardonner, il faut ouvrir d’autres champs d’expériences, d’autres voies d’apprentissage et surtout ne pas reproduire la même configuration de relation avec le même profil humain ou « profil-système ».
    célà permettrait,à mon avis, de décontextualiser l’expérience traumatisante.par là, le pardon deviendrait ,pour moi, quelque chose de secondaire.

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