L’un des avantages du Web 2.0 et ses Médias Sociaux est de pouvoir faire du bruit. Un bruit qui fait écho, qui prolifère et devient parfois viral. Un bruit qui se mesure grâce à un algorithme contesté, utile pour les uns, futile pour les autres et qui s’appelle Klout (Entre autres indicateurs). Un bruit qui amplifie l’effet ‘Bouche à oreille’ et décuple l’effet ‘Crieur’ pour aller dans tous les sens, tous azimuts. Un bruit qui révolutionne nos habitudes de consommer la communication comme le fast food avait transformé nos habitudes alimentaires. Un bruit qui se partage et dont le détenteur peut devenir influent. Le bruit de l’espoir mais aussi de tous les risques et de tous les dangers. Un bruit qui mobilise les foules, provoque des soulèvements, des révolutions 2.0 et fait tomber des despotes. Un bruit qui libère des détenus d’opinion et met à mal les Hommes politiques. Un bruit qui s’amplifie, se reproduit en échappant à tout contrôle. Un bruit qui aura son mot à dire dans toutes les campagnes électorales à venir. Un bruit que toute les marques provoquent, redoutent ou subissent malgré elles. Un bruit strident qui devient assourdissant quelques fois, voire souvent… mais qui s’impose et continue à résonner. Dans le jargon, on le traite comme il se doit et on l’appelle ‘Conversationnel‘ mais il reste quand même du bruit. Beaucoup de bruit pour rien en fin de compte.
Iconographie : Edvard Munch




En plus, ce genre de bruits, on en redemande, en général.