Archives mensuelles : janvier 2012

Et si Twitter était un indicateur de développement humain ?

Décidément je me pose beaucoup de questions ce dernier vendredi du mois de janvier et j’en suis à mon troisième billet. Je réagis ici à une infographie du cabinet Portland qui a le mérite de recenser non le nombre de Tweeps (utilisateurs de twitter) mais le nombre de Tweets (messages envoyés).

Cette approche (voir infographie ci-dessous) est, à mon sens, ingénieuse pour évaluer la pénétration de ce nouveau média social. En effet, les utilisateurs non ou peu actifs font légion et il est donc plus perspicace de juger par le nombre de tweets (et leur qualité le cas échéant) que par celui des utilisateurs.

La question que je me suis posée va au-delà de l’aspect médiatique : et si Twitter était un indicateur de développement humain ? Il pourrait l’être puisque pour tweeter, un certain nombre de conditions doivent être réunies :

Il faut en effet être lettré, disposer d’un matériel informatique (sédentaire ou mobile), comprendre l’utilisation de l’application Twitter et adhérer au concept (partage, conversation, …). Il ne faut pas non plus être dans un besoin primaire ou secondaire car cela empêcherait de vaquer à une telle occupation.

Si ces conditions sont vérifiées chez une large proportion de la population, d’où un nombre de Tweets conséquent, là on peut deviner le degré de développement d’un pays ou d’une région et vice versa ;)

Brand Content au Maroc

Est-ce que le Brand Content est connu et reconnu au Maroc (Aussi bien par les agences que par les annonceurs) ? C’est la question que je me suis posé ce matin après avoir lancé spontanément ce tweet à l’attention de nos chers opérateurs Telecom :

Il faut dire que ce tweet est venu en réaction à celui d’un opérateur faisant la réclame d’une promotion du style : “Rechargez il n’en reste plus.”

Il se trouve qu’il y a quelque mois, j’ai été l’invité de la CFCIM au DEVCOM pour co-animer une conférence sur le Brand Content. J’y insistait justement sur la logique, les tendances et les bonnes pratiques de cette discipline émergente :

Il est maintenant clair que cette présentation n’insiste pas assez sur la nécessité du “Brand Content” pour répondre à de nouveaux besoins relatifs à de nouvelles générations et se mettre en phase avec les nouvelles tendances : Mobilité, Transmedia, Gamification,… et la liste est longue.

A l’heure du Web et des usages 2.0, les marques se transforment inéluctablement en médias et deviennent productrices de valeurs et d’émotions partagées. Les marques incapables de produire du contenu à forte valeur ajoutée (Transfictions, Advergaming, Web series, Web Docs, Vidéographies…) sont condamné à tomber en désuétude très rapidement.

Dans ce cadre de réflexion, faire de la réclame à l’impératif relève de l’âge de pierre de la communication. Pas la peine donc de faire du brainstorming pour sortir la tête de l’eau, il est aussi dépassé !

Chronique Social Media 6 : 2012, c’est parti!

Que dire en ce début d’une année 2012 qui court à toute allure avec de prime abord un mois de janvier qu’on a à peine vu passer et un mois de février qui pointe déjà son nez ?

Une théorie se confirme néanmoins: les marocains sont partout. Et c’est Yacine Baroudi alias @Fastake qui nous le démontre en apparaissant dans le classement mondial Forbes des personnalités les plus influentes sur les médias sociaux. Bravo!

Localement, l’année Social Media a commencé sur les chapeaux de roue pour le Social Media Club Casablanca aka @SMCCasablanca avec l’organisation en co-branding avec Fanajeen Coffee Shop d’une #Moba50 riche en émotion et en apprentissage.

C’est donc parti pour une année faste au Maroc pour le Web et les médias sociaux à travers des actions d’acteurs aussi bien associatifs qu’institutionnels et c’est tant mieux pour le décollage d’une économie numérique porteuse de valeur.

Des contributions signées Social Media Club Casablanca en symbiose avec les communautés #Twittoma, #Geekoma et #Blogoma sont programmées avec l’espoir de changement et d’évolution vers plus de partage, d’entraide et d’amitié, bien réelle !

7 résolutions twitteriennes pour 2012

Résolution twitterienne N°1 : Nettoyer ma TL. Ce qui revient à ne plus suivre tous les chatters et les pollueurs de Time Line (TL). Des outils précieux comme manageflitter.com et untweeps.com m’ont été d’un grand secours dans cette opération. Je sais qu’on peux suivre des listes et des hashtags mais rien ne vaut une TL bien clean !

Résolution twitterienne N°2 : tweeter (et RT) moins, tweeter mieux. Qualité quand tu nous tient! Cela revient à bien tourner sa langue avant de tweeter et ne tweeter qu’un contenu utile et utilisable : un défi quand on sait qu’on ne dispose que de 140 caractères.

Résolution twitterienne N°3 : Ne pas courir derrière les followers. Un stress de moins pour 2012 ! Tout compte fait la qualité d’un réseau ne se jauge pas par le nombre mais par la qualité des ses membres.

Résolution twitterienne N°4 : Ne pas me retirer du klout J’y tient car j’étais un ‘early adopter’ du concept et je garde l’espoir. Ne pas en tenir compte par contre et ne pas courir derrière les +K !

Résolution twitterienne Raisonner “Communauté” Les personnes sont importantes certes mais ce sont les communautés qu’elles forment qui font la force d’un réseau. Clin d’oeil au passage à la #Twittoma.

Résolution twitterienne N°6: Twitter en Anglais, Français mais aussi en arabe. J’ai depuis le début tweeté en français et en anglais, place maintenant au Tweet en arabe, ma langue maternelle que j’adore.

Résolution twitterienne N°7 : Arrêter de twitter les week-end et pendant les vacances. C’est la plus difficile à mettre en application mais en même temps la plus agréable. Comme on a appris à se connecter, faudrait apprendre à se déconnecter et reprendre contact avec la nature. Autrement dit faire ses #FF et prendre congé de twitter.

Beaucoup de bruit pour rien?

L’un des avantages du Web 2.0 et ses Médias Sociaux est de pouvoir faire du bruit. Un bruit qui fait écho, qui prolifère et devient parfois viral. Un bruit qui se mesure grâce à un algorithme contesté, utile pour les uns, futile pour les autres et qui s’appelle Klout (Entre autres indicateurs). Un bruit qui amplifie l’effet ‘Bouche à oreille’ et décuple l’effet ‘Crieur’ pour aller dans tous les sens, tous azimuts. Un bruit qui révolutionne nos habitudes de consommer la communication comme le fast food avait transformé nos habitudes alimentaires. Un bruit qui se partage et dont le détenteur peut devenir influent. Le bruit de l’espoir mais aussi de tous les risques et de tous les dangers. Un bruit qui mobilise les foules, provoque des soulèvements, des révolutions 2.0 et fait tomber des despotes. Un bruit qui libère des détenus d’opinion et met à mal les Hommes politiques. Un bruit qui s’amplifie, se reproduit en échappant à tout contrôle. Un bruit qui aura son mot à dire dans toutes les campagnes électorales à venir. Un bruit que toute les marques provoquent, redoutent ou subissent malgré elles. Un bruit strident qui devient assourdissant quelques fois, voire souvent… mais qui s’impose et continue à résonner. Dans le jargon, on le traite comme il se doit et on l’appelle ‘Conversationnel‘ mais il reste quand même du bruit. Beaucoup de bruit pour rien en fin de compte.

Iconographie : Edvard Munch